French poem
Les Délateurs
Pauvres hommes, soyez donc vrais !
Vos terriers du mal et du pire Se moquent de tous les furets, Car votre âme a plus de retraits Que la caverne d’un vampire.
La conscience qui conspire A même pris vos intérêts ; Vous trahir par des mots distraits ? Vous avez sur vous trop d’empire.
De vos limons les moins secrets Pas une vapeur ne transpire. Donc votre fausseté respire Et s’endort devant son marais.
Mais ? Et ces deux fous indiscrets, Le Cauchemar et le Délire ? Vous oubliez qu’on peut vous lire Dans leurs terribles à peu près.
Pauvres hommes, soyez donc vrais !