French poem
Iii
by Oscar Wilde
Pour moi, pèlerin des mers du Nord, quelle joie de me mettre tout seul à la recherche du temple merveilleux et du trône de Celui qui tient les clefs redoutables.
Alors que tout brillants de pourpre et d'or, défilent et prêtres et saints cardinaux, et que porté au-dessus de toutes les têtes, arrive le doux pasteur du troupeau.
Quelle joie de voir, avant que je meure, le seul roi qui soit oint par Dieu, et d'entendre les trompettes d'argent sonner triomphalement sur son passage.
Ou lorsqu'à l'autel du sanctuaire, il élève le signe du mystérieux sacrifice et montre aux yeux mortels un Dieu sous le voile du pain et du vin.