French poem
Iv
by Oscar Wilde
Car quels changements le temps n'amène-t-il pas? Les cycles des années qui reviennent peuvent délivrer mon coeur de ses craintes et apprendre à mes lèvres un chant qu'elles pussent chanter.
Avant que dans ce champ de à-bas, l'or frémissant soit rassemblé en gerbes poudreuses, avant que les feuilles écarlates de l'automne voltigent comme des oiseaux pour tomber sur l'herbe,
J'aurai peut-être parcouru la glorieuse carrière et saisi la torche encore flambante, et invoqué le nom sacré de Celui qui maintenant cache sa face.