French poem
À Arthur Rimbaud. II
Toi mort, mort, mort ! Mais mort du moins tel que tu veux, En nègre blanc, en sauvage splendidement Civilisé, civilisant négligemment… Ah, mort ! Vivant plutôt en moi de mille feux
D’admiration sainte et de souvenirs feux Mieux que tous les aspects vivants même comment Grandioses ! de mille feux brûlant vraiment De bonne foi dans l’amour chaste aux fiers aveux.
Poète qui mourus comme tu le voulais, En dehors de ces Paris-Londres moins que laids, Je t’admire en ces traits naïfs de ce croquis,
Don précieux à l’ultime postérité Par une main dont l’art naïf nous est acquis, Rimbaud ! pax tecum sit, Dominus sit cum te !