French poem
A Célimène
Bon, encore une trahison ! Quand serons-nous à la millième ? Ça vaudra mieux que de raison !
J’aime en toi ce trésor sans fin D’amour en dehors l’un de l’autre Et j’approuve ta belle faim.
Je ne comprends guère Strindberg — Un nom qu’à grand’peine on prononce De titre froid, tel un Spitsberg.
Plus tu nous auras tous faits tels Que tu le veux j’espère, chère, Qu’alors, sur nos fronts immortels
Pousseront aux prés, dans les bois, Partout, autant de cornes belles Que ton cœur a de beaux émois.
Et ce te sera sous le ciel, Témoin de l’auguste mystère, Quel hommage torrentiel
De tous les cocus de la terre !