Versos French Paul Verlaine À Edouard Rod

French poem

À Edouard Rod

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Comme on baise une femme sur les cheveux, Sur les yeux, le cou, les seins, et tout partout, À rebrousse-poil bien entendu ! Je veux Caresser ce Suisse et ce sot, de bout à bout

C’est un écrivain comme on l’est en Suisse, C’est un professeur ainsi qu’on est un pion, Il est très élégant, telle une saucisse, Il est obstiné, pareil à tel… scorpion.

Il est un monsieur qu’autre part on admire, Il est psychologue : aussi Georges Ohnet. Et tant de sottise est sienne qui s’expire, Que l’on se souvient mal de ce que l’on en connaît !

Ce Rod, qui n’est pas le fils du vieil Hérode, Pourquoi donc ? Je n’en sais absolument rien, M’a traité, lui, débutant dès son exode, De bon écrivain, mais d’horrible vaurien…

Or je reconnais peu le droit à ce cuistre D’apprécier ainsi mon pire et mon mieux, Et qu’il se taise, car un destin sinistre Est dû pour son style sentant le vieux.

Et zut à la fin (et mieux) pour ses morales Qui ne sont qu’un tas blafard d’hypocrisies ! En toute liberté, mêmes aux immorales Liberté, libertas aux poésies !