French poem
À mes amis de là-bas
Gens de la paisible Hollande Qu’un instant ma voix vint troubler Sans trop, j’espère, d’ire grande
De votre part, voulant parler À vos esprits que la nature Fit calmes pour mieux y mêler
L’enthousiasme et la foi pure Et l’idéal fou de réel Et la raison et l’aventure
De sorte équitable, — ô le ciel Non plus brumeux, mais de par l’ombre Même, et l’éclat essentiel,
Ô le ciel aux teintes sans nombre Qu’opalisent l’ombre et l’éclat De votre art clair ensemble et sombre,
Ciel dont il fallait que parlât La gratitude encor des races, Et dont il fallait que perlât
Cette douceur vraiment mystique Et crue aussi vraiment qui rend Rêveuse notre âpre critique,
Ô votre ciel, fils de Rembrandt !