French poem
Dernier espoir
Il est un arbre au cimetière Poussant en pleine liberté, Non planté par un deuil dicté, — Qui flotte au long d’une humble pierre.
Sur cet arbre, été comme hiver, Un oiseau vient qui chante clair Sa chanson tristement fidèle.
Cet arbre et cet oiseau c’est nous : Toi le souvenir, moi l’absence Que le temps — qui passe — recense… Ah, vivre encore à tes genoux !
Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle, Le néant est mon froid vainqueur… Du moins, dis, je vis dans ton cœur ?