French poem
Épilogue
Ainsi donc, adieu, cher moi-même, Que d’honnêtes gens m’ont blâmé, Les pauvres ! d’avoir trop aimé, Trop flatté (dame, quand on aime !).
Adieu, cher moi, chagrin et joie Dont j’ai, paraît-il, tant parlé Qu’on n’en veut plus, que c’est réglé ! Désormais faut que je me noie
Au sein — comment dit-on cela ? — De l’Art Impersonnel, et, digne, Que j’assume un sang-froid insigne Pour te chanter, ô Walhalla,
Pour, Bouddha, célébrer tes rites Et vos coutumes, tous pays ! Et, le mien de pays, ô hisse ! Dire tes torts et tes mérites,
Et dans des drames palpitants, Parmi des romans synthétiques Ou bien, alors, analytiques, M’étendre en tropes embêtants !
Adieu, cher moi-même en retraite : C’est un peu déjà du tombeau Qui nous guigne à travers ce beau Projet vers l’art de seule tête,
Adieu, le Cœur ! Il n’en faut plus : C’est un peu déjà de la terre Sur la Tête… et son art… austère, Que ces « adieux irrésolus.