Versos French Paul Verlaine Féroce

French poem

Féroce

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Tu m’as vu mourant presque, Ou plutôt presque mort, Formant une arabesque De mon bras qui se tord,

Écarquillant des yeux De folie et de rêve, À soi-même odieux, Attendant qu’on les crève,

Balbutiant des sons Sans pouvoir les produire, Moi, chanteur de chansons, Sans pouvoir te les dire

Je crois, on me l’assure, Que, douce, une pitié Te prit, non sans mesure, Puis désapitoyé, Ton cœur cria : c’est bien lui qu’il faut qu’on torture !