French poem
La ville que Vauban orna d’un beau rempart
La ville que Vauban orna d’un beau rempart, De ceux qu’on démolit chez nous pour la plupart En y campant dessus industrie ot culture Au lieu de la vivace et profonde verdure Avec ses murs moins hauts que les hauts peupliers Le long du ruisseau clair aux bouillons familiers, La ville a l’air, depuis qu’elle est ainsi châtrée, Tout autre. Ce n’est plus la tourelle échancrée ; Le grand beffroi dit l’heure, on croirait, pour ailleurs ; Tambours et clairons ont comme des sons railleurs De ne plus avoir un écho pour leur répondre ; Et le soleil couchant, quand dans l’or il s’effondre. Pleure du sang de n’ouïr plus, les soirs d’été. Monter vers lui l’air sombre et gai répercuté.