French poem
Manchester, à Théodore C. London
Je n’ai vu Manchester que d’un coin de Salford Donc très mal et très peu, quel que fût mon effort À travers le brouillard et les courses pénibles Au possible, en dépit d’hansoms inaccessibles Presque, grâce à ma jambe male et mes pieds bots, N’importe, j’ai gardé des souvenirs plus beaux De cette ville que l’on dit industrielle, — Encore que de telle ô qu’intellectuelle Place où ma vanité devait se pavaner Soi-disant mieux, — et dussiez-vous vous étonner Des semblantes naïvetés de cette épître, Ô vous ! quand je parlais du haut de mon pupitre Dans cette salle où l’ « élite » de Manchester Applaudissait en Verlaine l’auteur d’Esther, Et que je proclamais, insoucieux du pire Ou du meilleur, mon culte énorme pour Shakespeare.