French poem
Mignonne que je ne connais
Mignonne que je ne connais Que par votre doux nom de Marthe, Votre oncle veut que de moi parte Vers vous le meilleur des sonnets.
Le meilleur, si je puis le faire, J’en doute fort, mais je sais bien Que je ne refuserai rien À qui se montra si sévère
Et si doux, parfait dans son art De chirurgien implacable Quelquefois, mais adroit en diable !
Aussi, vous l’aimerez plus tard, J’en suis sûr, comme il le mérite, Sans qu’à ce cher devoir comme moi son bistouri vous invite !