French poem
Mon âge mûr qui me grommelle
Mon âge mûr qui ne grommelle En somme qu’encore très pou Aime le joli pêle-mêle D’un ballet turc ou camaïeu
Ou tout autre, fol et sublime Tour à tour comme en même temps Surtout si vient la pantomime S’ébattre en jeux concomitants,
Jeux de silence et de mystère Que la musique rend déjà Plus muets, et dont l’art va taire Mieux le secret, qu’il ne lâcha
Qu’à l’oreille de Colombine Ou de l’indolente Zulmé : Pour l’amant, qu’il se turlupine Donc à tort ! Puisqu’il est l’aimé !
La jalousie, — un sultan sombre Et piteux sous l’or du caftan, Scaramouche tout noir dans l’ombre, Ou tel splendide capitan, —
Se démène parmi les danses D’épithalame et de joyeux Pourchas légers entre les denses Ronds de jupe essorés aux cieux,
Plaisirs des yeux, plaisirs de tête Qu’un vif orchestre exalte encor, Donnez au vieillissant poète L’illusion dans le décor.