Versos French Paul Verlaine Oui tu m’inspires

French poem

Oui tu m’inspires

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Oui, tu m’inspires, Muse et que non pas Musette ! Philomène et non pas Lisette, Philomène Telle quelle, « nature », et parbleu ! très humaine Et très divine aussi, très déesse, mazette !

Ma Philomène avait du bon sens dans sa tête Et de la fantaisie au cœur, de la meilleure Et du meilleur bon sens, celui qu’à la male heure Sollicite le mien de bon sens de poète !

Ta fantaisie elle est immense, active, ardente, Gaîté mêlée à de sombre mélancolie. Quelle chaude gaîté quand ton chagrin s’oublie, Ce chagrin qui pudiquement rêve en sa tente.

Quant à ta bonté, c’est ma vie et c’est mon être Sans elle je languis dans ma fade ironie. Par elle je retrouve une aube bénie Toutes naïvetés où le jour va renaître,

Le beau jour baptismal de mon adolescence ! Tu me rends la jeunesse et les belles folies, Ô muse mienne, ô femme mienne, tu délies Et ma langue et mon âme. Et ma langue et mon âme.Ô plus, dis, plus d’absence !