Versos French Philoxène Boyer Miserrimus

French poem

Miserrimus

by (1829–1867)

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La poésie aussi compte ses Lapeyrouses, Marins prédestinés aux tempêtes jalouses, Dignes pourtant d’un meilleur sort ; Voyageurs qui partaient sous les blondes étoiles, Heureux, fiers du bon vent qui soufflait dans leurs voiles, Mais qui n’ont pas trouvé de port !

Au moins pour quelques-uns il reste sur la grève Un blanc et doux fanal, une écharpe qu’on rêve, Et qui contraint à croire en Dieu ; Mais moi, je m’en irai, pauvre astre solitaire, Sans clarté fraternelle, et je fuirai la terre Sans avoir à qui dire adieu.