French poem
Sonnet
Deux sonnets partagent la ville, Deux sonnets partagent la cour, Et semblent vouloir à leur tour Rallumer la guerre civile.
Le plus sot et le plus habile En mettent leur avis au jour, Et ce qu’on a pour eux d’amour À plus d’un échauffe la bile.
Chacun en parle hautement, Suivant son petit jugement ; Et s’il y faut mêler le nôtre,
L’un est sans doute mieux rêvé, Mieux conduit, et mieux achevé ; Mais je voudrois avoir fait l’autre.