French poem
Sonnet pour M. D. V., envoyant un galand à M. L. C. D. L
Au point où me réduit la distance des lieux, Souffrez que ce galand vous porte mes hommages, Comme si ses couleurs étoient autant d’images De celle qu’en mon cœur je conserve le mieux.
Parez-en ce beau sein, ce chef-d’œuvre des cieux, Cette honte des lis, cet aimant des courages, Ce beau sein où nature a mis tant d’avantages Qu’il dérobe le cœur en surprenant les yeux.
Il va mourir d’amour sur cette gorge nue ; Il en pâlit déjà, sa vigueur diminue, Et finit languissante en des traits effacés.
Hélas ! que de mortels lui vont porter envie, Et voudroient en langueur finir ainsi leur vie, S’ils pouvoient en mourant être si bien placés !