French poem
Odelette à une jeune maîtresse
Pourquoy comme une jeune poutre De travers guignes tu vers moy ? Pourquoy farouche fuis-tu outre Quand je veux approcher de toy ?
Tu ne veux souffrir qu’on te touche ; Mais si je t’avoy sous ma main, Asseure toy que dans la bouche Bien tost je t’aurois mis le frain.
Puis te voltant à toute bride Je dresserois tes pieds au cours. Et te piquant serois ton guide Par la carriere des Amours,
Mais par l’herbe tu ne fais ores Qui suivre des prez la fraicheur, Pource que tu n’as point encores Trouvé quelque bon chevaucheur.