French poem
Iii
Farouche de voir les aurores Et les soleils épanouis, L'eau tressaillait dans les amphores Sur la marge grise des puits
Et les ténèbres souterraines, Les iris de sombre cristal Se flétrissaient comme des reines Captives d'un soudard brutal.
Les servantes et les esclaves Riaient à l'entour; mais tu vins, Et tu voilas de voiles graves Les filles des antres divins.
Protectrice des eaux dolentes Qui sais les rites d'autrefois, J'ai trempé mes lèvres tremblantes A la coupe triste où tu bois:
Souviens-toi d'heures et d'années Et de soleils, étends les mains Vers les clématites fanées, Vers les étoiles des jasmins;
Et sur la terre des merveilles Que pavoisaient de nobles cieux Fais refleurir les belles treilles De nos jardins silencieux.