French poem
Les Coupeurs De Roseaux
L'eau langoureuse endormait les saules; Vers le déclin des tièdes journées Elle frôlait de lèvres pâmées Les seins roses, les blanches épaules.
Le choeur estival des femmes nues Plus doux que le chant des tourterelles Propageait parmi les roseaux grêles Le frisson de voluptés inconnues.
Roseaux, vous clorez nos pauvres huttes. D'autres prendront vos fragiles âmes; Ils évoqueront les belles femmes Avec la voix magique des flûtes.