French poem
Solitude
A Grégoire le Roy.
C'est un grand silence après le chant du cor, Comme dans les villes mortes Où les chats peuvent encor Rêver sur le seuil des portes.
Sous le dais noir de la nuit Les rois radieux, les belles chevauchées Foulaient dans l'or et le bruit Le sang des roses fauchées.
Des femmes embaumaient l'air Parmi le velours des porches; Nous voyions couler la résine des torches Sur les gantelets de fer.
Mais les heures sont passées De la joie et du décor Et dans nos âmes lassées C'est un grand silence après le chant du cor.