French poem
Viii
La fleur énorme de la mer Éclose avec l'aurore sainte Renaissait dans le gouffre amer De tes prunelles d'hyacinthe.
Dans tes cheveux d'or j'adorais, Sous l'or caduc de leur couronne, Les impériales forêts Et leur laticlave d'automne.
Les peupliers glauques et blancs Et la mollesse des prairies Revivaient dans les gestes lents De tes mains douces et fleuries.
Mais aujourd'hui que tu n'es plus La prêtresse et l'évocatrice, Il faut les bois et les reflux Pour que ta grâce refleurisse
Et les colchiques du matin Ressuscitent dans ma pensée Ta pâleur morne de satin, O mensongère Fiancée.