French poem
Xxvii
J’ai passé des heures bruyantes sur des routes encombrées, mais le jour s’est assombri et voici qu’arrive le soir. Une angoisse soudaine surprend mon âme, car il me souvient de n’avoir pas encore franchi le seuil de Ton temple, Maître! Je t’en conjure, sois indulgent à mon oubli.
Quand les derniers oiseaux auront regagné leurs asiles nocturnes et que régnera le silence, appelle-moi. J’irai jusqu’au sanctuaire où, pour distinguer Ton visage, il me faudra soulever la flamme tremblante de ma lampe, où pour accorder au Tien mon souffle il me faudra ce docile roseau.