French poem
Ii
by René Pocard du Cosquer de Kerviler
Si je vous suis fâcheux, je le suis à moy-mesme, Sans trouver de remède à mon cruel tourment. Mais je veux me résoudre à suivre constamment Vostre humeur et vos loix, dont l'empire est supresme.
Que ma peine s'augmente, et qu'elle soit extresme, J'imposeray silence à mon ressentiment; Et vous n'en verrez pas un signe seulement, Si je ne suis trahy par mon visage blesme.
Là finissoit ma plainte, et desjà ma palleur Accusoit, malgré moy, l'excez de ma douleur, Lorsqu'Amaranthe ouvrit ses lèvres favorables,
Pour appeler le Jeu, le Ris et le Désir, Et mille autres Amours, dont les mains secourables Repoussèrent la mort qui me venoit saisir.