French poem
Aux pieds des Héros Grecs, des Vénus Argiennes
by Robert de Montesquiou (1855–1921)
Aux pieds des Héros Grecs, des Vénus Argiennes, Le coucher du Soleil est comme un chien couchant, Dont le dernier rayon agonise en léchant Les mains des Rois qui vont des maîtresses aux chiennes.
Les femmes, les cités : La Vallière, Marchiennes Se rendent. Si Naboth veut conserver son champ, Tous deux, on les transporte ; et l’homme, en se cherchant Lui-même et son enclos, croit aux Magiciennes.
Libitine égalise aux Princes, les foulons ; Prenant l’un en sa gloire, et l’autre en sa chaumière. Le pauvre dit : « J’y vais ! » Et le Roi dit : « Allons ! »
Mais la Parque a filé son linceul de lumière Pour Lazare géant ; — et son linceul de lin Pour le vieux nourrisson de la Dame Amelin.