Versos French Sainte-Beuve « Les passions, la guerre ; une âme en frénésie »

French poem

« Les passions, la guerre ; une âme en frénésie »

by (1804–1869)

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Les passions, la guerre ; une âme en frénésie, Qu’un éclatant forfait renverse du devoir ; Du sang ; des rois bannis, misérables à voir ; Ce n’est pas là dedans qu’est toute poésie.

De soins plus doux la Muse est quelquefois saisie ; Elle aime aussi la paix, les champs, l’air frais du soir, Un penser calme et fort, mêlé de nonchaloir ; Le lait pur des pasteurs lui devient ambroisie.

Assise au bord d’une eau qui réfléchit les cieux. Elle aime la tristesse et ses élans pieux ; Elle aime les parfums d’une âme qui s’exhale,

La marguerite éclose, et le sentier fuyant, Et, quand Novembre étend sa brume matinale, Une fumée au loin qui monte en tournoyant.