Versos French Stanislas de Guaita Suprême affront

French poem

Suprême affront

by (1861–1897)

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Parim des buissons roux, béait une caverne Hideuse, ouvrant sous terre un couloir ténébreux : Là, je m’aventurai le front bas, amoureux Des souterrains qui font rêver du sombre averne.

Des hiboux — noirs témoins dont l’œil de flamme alterne, — Secouaient pesamment leurs ailes, dans le creux De la paroi rocheuse ou du plafond ocreux. Un feu follet errait, vacillante lanterne.

Des Esprits effarés voletaient devers moi. La crypte s’éclaira soudain. — Glacé d’émoi, Je vis un fleuve lent qui roulait une eau verte.

Tombant à deux genoux, j’eus ce cri : — « Le Léthé ! « Flot clément, sois suave à ma lèvre entr’ouverte… » Le flot se déroba, sonore — et dégoûté !