French poem
« Sur les bois oubliés quand passe l’hiver sombre »
— « Sur les bois oubliés quand passe l’hiver sombre Tu te plains, ô captif solitaire du seuil, Que ce sépulcre à deux qui fera notre orgueil Hélas ! du manque seul des lourds bouquets s’encombre.
Sans écouter Minuit qui jeta son vain nombre, Une veille t’exalte à ne pas fermer l’œil Avant que dans les bras de l’ancien fauteuil Le suprême tison n’ait éclairé mon Ombre.
Qui veut souvent avoir la Visite ne doit Par trop de fleurs charger la pierre que mon doigt Soulève avec l’ennui d’une force défunte.
Âme au si clair foyer tremblante de m’asseoir, Pour revivre il suffit qu’à tes lèvres j’emprunte Le souffle de mon nom murmuré tout un soir.
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