Versos French Stuart Merrill Xiii

French poem

Xiii

by (1863–1915)

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La nuit, dans un pays de fleurs Tristes comme tes yeux, ô Bonne, J’ai tressé pour toi la couronne      Mystique des sept douleurs.

Ci l’amarante et l’anémone, Le souci, la rose et l’iris, Avec l’asphodèle et le lis      Des urnes d’or de l’automne.

Mon âme, qui se sent mourir, Comme la lune, en leurs corolles, Ne sait plus le sens des paroles      Dont tu voulus l’attendrir.

Aux eaux oublieuses du fleuve Qui coule vers la mer sans nom, Il faudra, le voudrais-je ou non,      Qu’un soir d’effroi je m’abreuve.

Voici ces fleurs des anciens cieux: J’en vais cueillir d’autres, ô Bonne, Dans des pays d’ombre où l'automne      Est triste comme tes yeux.