French poem
Aurore
Jusqu’à toi, jusqu’à toi, mère, divinement Nos vœux s’envoleront dans un rêve charmant. Tu le sais, tes enfants silencieux t’adorent. Que les bois dépouillés et les cieux qui se dorent Veillent sur ta demeure avec un soin jaloux ! Que les soirs, que les jours et l’ombre te soient doux ! Car tu fis ton bonheur de veiller sur nos âmes. Grâce à toi, depuis l’heure obscure où nous pensâmes, Notre matin riant, céleste et couronné Brilla comme une aurore, et tu nous as donné L’amour du Beau, par qui tout s’éclaire et flamboie, Et ta bonté fidèle, et ta force et ta joie.
19 novembre 1859.