French poem
Aveu
Tes folles dents sont cruelles, dit-on, Mais je te crois mieux qu’un docteur en chaire. Égorge-moi d’ailleurs, je suis mouton, Je suis gibier ; chasseresse ou bouchère Comme on voudra, ta guenille m’est chère. À manier les ciseaux, Dalila, Tu fus experte, et le sang ruissela Pour tes beaux yeux sous les murs de Pergame, Je le sais bien ; mais quand tu n’es pas là, Comme on s’ennuie, ô femme ! femme ! femme !