French poem
Commentaire
Les demoiselles chez Ozy Menées, Ne doivent plus songer aux hy Ménées !
Pomaré, Maria, Mogador et Clara,
Séville Est la belle ville ! (bis)
Les trottoirs sont grands Et l’on pass’ dessous ! Les légum’s n’y coût’ pas grand’chose ; (bis) Et quant à la volaille, On l’a presque pour rien !
Dans les entrefilets du Globe et dans L’Artiste, Feuille qui paraît quelquefois !
Fils de bourreau, bourreau moi-même, Je me suis vu réduit, hélas ! A quitter un état que j’aime, Car les affaires n’allaient pas.
Et, chose terriblement triste ! (Plaignez mon sort infortuné !) Je fais des articl’ à L’Artiste, Moi qu’en ai tant guillotiné !
J’obtiendrai des croix valaques Et des plaques.
Momus a pris pour adjoints Des rimeurs d’école : Des chansons en quatre points Le froid nous désole. Mirliton s’en est allé. Ah ! la Muse de Collé,
C’est la gaudriole O gué, C’est la gaudriole.
Était-il le Timoléon Des Saint-Almes et des Virmaîtres ?
On voit des biches qui remplacent Leurs beaux cerfs par des sangliers. ― Enfants, voici des bœufs qui passent, Cachez vos rouges tabliers.
Ou ce chapeau de roi de Garbe, Le chapeau de Thoré, cet homme si barbu Qu’un barbier ne pourrait, sans devenir fourbu, En quatre ans lui faire la barbe !
Ils sont d’or pâle ; ceux du poëte nouveau Qui, dans des vers bizarres, A nommé le public : « Bête à tête de veau, » Sont jaunes, fins et rares.
Habitants du Havre, Havrais ! J’arrive de Paris exprès Pour mettre en pièces la statue De Delavigne (Casimir.) Il est des morts qu’il faut qu’on tue... &c.
Fauchery, venu d’Australie Avec cette douce folie Que de Bohème il emporta.
Quand mon Arthur sonnait du cor Près de Mangin en galons jaunes,
Puisqu’ici-bas toute âme Donne à quelqu’un
Sa musique, sa flamme Ou son parfum ;
Le prenant pour un mont, Préault disait : « Oh ! ça, C’est Pélion, ou bien son camarade Ossa : Allez-vous-en, que je le taille ! »
Le bataillon de la Moselle A sa démarche de gazelle Eût tout entier payé rançon.
Sicut Madam’ de la Trémouille Parent’ des Andouillettes, Qui a usé plus de patrouilles Que l’armée d’Sambre-et-Meuse De pair’s de souliers !
MUSIQUE DE CHARLES DELIOUX pour les triolets.
Quand j’ai fait ceci, Moi que nul souci
Ne ronge, La fièvre de l’or Nous tenait encor : J’y songe !
Voltigez, hirondelles, Voltigez près de moi, Et reposez vos ailes Au faîte des tourelles, Sans effroi !
De ceulx qui vont les bleds semer Et de celluy qui l’asne maine, Mais à trestout considérer, Povres housseurs ont assez peine.
Puisque je ne suis pas, moi charmé dans vos fêtes, De l’avis de Gozlan, sur ce que les poëtes Durent un demi-siècle à peine...
LE FRONTISPICE de Voillemot
Par les gazons d’une heureuse Tempé, Sur lesquels flotte un rideau de théâtre, Heurtant le sol en cadence frappé, Des Satyreaux, effroi du jeune pâtre, Bondissent nus, comme un troupeau folâtre. Et sur un tertre assis, dans ce vallon Où si souvent la flûte d’Apollon Nous attirait en nos folles jeunesses, Gille attentif, avec son violon Guide le chœur des petites Faunesses.
Septembre 1873. ACHEVÉ D’IMPRIMER
Pendant ce triste Octobre pluvieux, Que le ciel mouille & que le vent balaie, Mon livre, jeune en même temps que vieux, Où notre siècle a vu saigner sa plaie, Comme il convient, fut imprimé chez Claye. Il ne contient ni fiel, ni lâchetés. Dussent rugier les tigres tachetés, Et les serpents mordre, & les ânes braire, Il n’en a cure, &, si vous l’achetez, Il se vendra chez Lemerre, libraire.