French poem
Pourquoi, courtisane…
Pourquoi, courtisane, Vendre ton amour, La fleur diaphane,
La fleur diaphane Que fleurit le jour Et que la main fane,
La rose d’amour ?
— Pourquoi, blond poëte, Ouvrir au passant Ta douleur muette,
Ta douleur muette, Lys éblouissant Que la foule jette
Et brise en passant ? — Ton cœur qui se pâme Brûle pour chacun : Tu souilles la flamme !
— Tu souilles la flamme ! Tout a son parfum : La caresse et l’âme,
Dans tout, dans chacun !
— Mon hymne rapporte Comme un souvenir La croyance morte.
— La croyance morte Ne peut revenir Par la même porte,
Comme un souvenir ;
Mais quand l’amour cesse, On vient l’allumer À ma folle ivresse.
— Oh va ! nulle ivresse Ne peut ranimer L’amour en détresse,
Ni le rallumer !