French poem
Celui qui partira loin de la ville, qu’il le
by Tristan Derème (1889–1941)
Celui qui partira loin de la ville, qu’il le Veuille ou non, pleurera ton visage tranquille, Ta grâce et la beauté de tes cheveux flottants. Et les roses et les guirlandes du printemps Qui fleurirent ton front de leur délicatesse Se faneront devant ses yeux et sa tristesse. Mais au bord de la nuit calme, sur le chemin Il songera qu’un soir tu lui donnas ta main, Qu’il a baisé tes doigts dans l’ombre coutumière D’un automne, et son cœur sera plein de lumière.
More by Tristan Derème
- Ce mouchoir sent l’éther comme ta chevelure
- Ce sera la maison blanche avec un arbuste
- Ce soir de septembre où je suis
- Ce soir d’octobre est lourd comme ta lourde chevelure
- Cette grande chambre et ce lit défait
- Chambre d’hôtel morose et vide. Un œillet penche
- Chambre d’hôtel où flotte une odeur de benzine
- Chasseur morose, las durant la nuit sereine