French poem
Jean Pellerin, j’ai revêtu la houppelande
by Tristan Derème (1889–1941)
Jean Pellerin, j’ai revêtu la houppelande Grise. C’est l’hôpital. Qu’un rosier enguirlande Vos tuiles et fleurisse à la neuve saison Afin que vous viviez parmi les roses ! On Le cherche et le bonheur est sous les branches ; elles Frémissent quand un geai les touche de ses ailes… Mais où sont les oiseaux et les feuilles ? Je n’ai Que des flacons et un œillet jaune et fané Dans un verre ; et le soir, lorsque les notes grêles S’envolent des clochers comme des tourterelles, Je regarde, perdu dans ce lit d’hôpital, Glisser sur les carreaux la lune de cristal.
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- Je revis doucement d’anciennes pensées
- Je souffle dans ma pauvre flûte
- Je vais songer à la jeune fille que j’ai
- Je veux bourrer ma pipe et fumer en silence
- J’ai laissé de mon cœur tout le long du chemin
- J’ai mis des fleurs autour de ma flûte mélancolique
- J’avais toujours rêvé d’éternelles amours
- J’exprimais autrefois d’une façon morose