French poem
À un poète parisien
by William Chapman (1850–1917)
Dans l’arbre surplombant la cataracte blanche Dont les grondements sourds attristent les échos, Le chantre de l’été parfois le soir se penche Et mêle sa cantate aux mille bruits des flots.
Ô merveille ! bientôt la limpide avalanche, Pour entendre monter dans l’air les trémolos Que le doux rossignol fait pleuvoir de la branche, Semble insensiblement étouffer ses sanglots.
Comme l’oiseau divin, ô poète sublime ! Tu chantes hardiment au-dessus d’un abîme D’où montent le blasphème et de fauves rumeurs ;
Et souvent, pour ouïr la mâle symphonie Que sur l’humanité verse ton fier génie, Le vieux Paris, ému, fait taire ses clameurs.