Versos French Albert Mérat Nos ciels

French poem

Nos ciels

by (1840–1909)

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Notre soleil est un flambeau À la lueur vite pâlie. Je me souviens d’un ciel plus beau, Du ciel charmant de l’Italie.

Le nôtre est froid, revêche et noir Et pleure pour la moindre chose. Je me rappelle que, le soir, Venise est blanche et toute rose.

Nos pauvres printemps de Paris Ont à briller un mal extrême. Ils sont chétifs, frileux et gris, Mais c’est pour cela qu’on les aime.

Et puis ils sont parfois si doux, Ils ont tant de grâce à sourire ! Ils s’entendent bien avec nous Et savent ce qu’il faut nous dire ;

Si nos ciels n’emplissent les yeux Que d’une lumière effacée, Ce sont des ciels laborieux Qui valent mieux pour la pensée.