French poem
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Voix solitaire, ô délaissée ! Victime tant de fois blessée, Chère morte, dont l’âme eut faim Et soif d’azur, ô Marceline, Dors-tu sous la froide colline ? As-tu trouvé le calme, enfin ?
Quand, parmi la lente agonie, La douleur qui fut ton génie T’arrachait de tremblants aveux, Le souffle du maître farouche, En passant, déliait ta bouche Et frissonnait dans tes cheveux.
Tu t’écriais, inassouvie : « Amour, je veux dès cette vie Ton délire immatériel Et tes voluptés immortelles : Puisque l’âme a gardé ses ailes, Il faut bien qu’on lui rende un ciel. »
» L’orage en nos cieux noirs s’entreheurte en bruit d’armes, » Ou bien pèsent sur nous d’immobiles ténèbres ; » Mais Marceline a fait aux firmaments funèbres, » Des étoiles avec ses larmes ! »