French poem
22
De l’immortel Eden où règnent les poètes Et d’où ton ombre aimée, à nous, daigne venir Marceline, dis-nous, au milieu de ces fêtes Lequel de nos tributs, tu veux mieux accueillir.
Tu souris à nos chants que créèrent deux âmes Artistes s’il en fut et dignes de louer L’honneur de la cité, la femme au cœur de flammes Que tout un peuple ému se lève pour fêter.
Le bronze qui retrace avec tant de puissance Tes traits longtemps cherchés vainement en ces lieux ; Ce coin qu’aurait choisi ta tendre préférence Sont certes, à ton cœur, hommage précieux.
Les foules acclamant ton nom que l’on révère Éveillent doucement ton ombre qui sourit ; Et tu sens, au-delà de notre pauvre terre Le bonheur que rêva ton pur et noble esprit.
Mais, dis, ô Marceline, est-il gloire meilleure Est-il tribut plus doux à ton grand souvenir Que, dans ton lieu natal et près de ta demeure, Cet artistique essaim venu pour te bénir ?
Ils sont dignes de toi : littérateurs, poètes, Artistes sans égaux, ces grands admirateurs, Tu fus leur sœur par le génie et, sur leurs têtes, Brille ton auréole aux divines splendeurs.
À leur contact, à leur appel, ô Marceline, Ton âme a tressailli et brisant les liens De la tombe et du temps, on sent qu’elle s’incline Heureuse sur la foule où tu trouves les tiens.
Salut à vous ! Salut ! Maîtres de la pensée, Maîtres de l’art ! unis à nous dans ce tribut. Et, de cette phalange, Étoile incontestée Reine même de l’Art, grande Sarah ! Salut !