Versos French Amable Tastu L’Odalisque

French poem

L’Odalisque

by (1795–1885)

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There’s a buwer of roses by Bendeemer’s stream.

Aux bords du Bendemir est un berceau de roses Que jusqu’au dernier jour on me verra chérir ; Le chant du rossignol, dans ses fleurs demi-closes, Charme les flots du Bendemir.

J’aimais à m’y bercer d’un songe fantastique ; M’enivrant de parfums, de repos, d’avenir, J’écoutais tour à tour l’oiseau mélancolique Et les ondes du Bendemir.

Maintenant, loin des lieux où fleurit mon aurore, Je dis : Voit-on encor la rose s’embellir, Et le chantre des nuits soupire-t-il encore Sur les rives du Bendemir ?

Non, le printemps n’est plus, la rose s’est flétrie, Le triste rossignol de douleur va mourir, Et je ne verrai plus couler dans ma patrie Les flots d’azur du Bendemir.

Mais il nous reste au moins, quand la rose est passée, Un parfum précieux que l’art sait obtenir, Pareil au souvenir qui rend à ma pensée Les bords riants du Bendemir.