Versos French André Chénier Élégie orientale. Rustan peut en un mois

French poem

Élégie orientale. Rustan peut en un mois

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Rustan peut en un mois parcourir ses sillons ; Des coursiers d’Yémen peuplent tous ses vallons. Il a toute une armée, aux regards formidables, Qui tient de son palais les portes redoutables. Les murs de ses jardins au zéphyr enchanté Semblent enceindre au loin quelque vaste cité. De cent noirs Africains la sûre jalousie Lui garde cent beautés, l’élite de l’Asie, Que des bains odorants les suaves apprêts Conduisent à son lit éclatantes d’attraits.

Mais il n’a pas la mienne, etc., etc.

Les crins de trois coursiers marchent devant ses pas.