French poem
Élégie orientale. Trop longtemps le plaisir
Trop longtemps le plaisir, égarant mes beaux jours, A consacré ma lyre aux profanes amours. J’ai trop chanté de vers trop suaves, peut-être. Que l’œil de la pudeur n’a point osé connaître. En de brûlants tableaux, en de vives paroles, Offrant le vain amas de mes jeunesses folles, Alarmer l’innocence ; et, trop coupable affront, D’un timide embarras couvrir un chaste front.