French poem
Mes mânes à Clytie
Mes Mânes à Clytie : « Adieu, Clytie, adieu. Est-ce toi dont les pas ont visité ce lieu ? Parle, est-ce toi, Clytie, ou dois-je attendre encore ? Ah ! si tu ne viens pas seule ici, chaque aurore, Rêver au peu de jours où j’ai vécu pour toi, Voir cette ombre qui t’aime et parler avec moi, D’Élysée à mon cœur la paix devient amère, Et la terre à mes os ne sera plus légère. Chaque fois qu’en ces lieux un air frais du matin Vient caresser ta bouche et voler sur ton sein, Pleure, pleure, c’est moi ; pleure, fille adorée ; C’est mon âme qui fuit sa demeure sacrée, Et sur ta bouche encore aime à se reposer. Pleure, ouvre-lui tes bras et rends-lui son baiser. » Pensant à son épouse et craignant de mourir.