French poem
Mais la haineuse ingratitude
Mais la haineuse ingratitude À taire les bienfaits seule met son étude. La reconnaissance aux doux yeux, Au souris caressant, à la longue mémoire, Parle, et des dieux chérie, est l’amour et la gloire Des mortels semblables aux dieux.
Quel fugitif, d’un pied colère. Va renverser l’autel qui lui fut tutélaire ? Quel nageur sauvé du trépas Brûle son bienfaiteur, le roseau du rivage ? Quel rossignol ne chante, à couvert de l’orage, L’ormeau qui lui tendit les bras ?
Ainsi pour ces molles prairies Que Versaille, au retour des Pléiades fleuries, Étendit sous mes pas errants ; Pour ces zéphyrs, l’ombre fraîche et secrète, Dont il a du lion, sur ma douce retraite, Tempéré les feux dévorants ;
Ma muse en poétique offrande Lui tressa l’amarante, immortelle guirlande D’où vient donc, etc…