French poem
Ô de nœuds mutuels
Ô ! de nœuds mutuels, dieux, formez nos liens ! Ou donnez-lui des fers, ou dégagez les miens. Mais laissez-moi les miens et qu’elle les partage ; Et qu’ensuite le temps jamais ne nous dégage. Vois, ma belle…, faut-il prier les dieux D’ôter de ma mémoire et ta voix et tes yeux ? Faut-il désespérer de t’avoir pour amie ? D’être nommé ton cœur, de t’appeler ma vie ! Faut-il ne t’aimer plus ? Ah ! plutôt aime-moi ; Et je ne voudrais point pouvoir vivre sans toi.