French poem
Les Genêts
by André Van Hasselt (1806–1874)
Loin des villes, ces cirques de bruit, Loin des villes, ces cirques de haines, Les bruyères ont vu dans leurs plaines, Vu fleurir le genêt, cette nuit. Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes, Mes amis, tressons-nous des guirlandes !
Oh ! les steppes de sable moirés, Les bruyères paisibles et douces, Où fleurit côte à côte des mousses Le genêt aux pétales dorés ! Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes, Mes amis, tressons-nous des guirlandes !
Retirons et nos cœurs et nos pas Du milieu des discordes civiles Qui se heurtent partout dans les villes, Combattants leurs stériles combats. Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes, Mes amis, tressons-nous des guirlandes !
Dans les bois pleins d’ombrages épais Nous avons tant de fleurs printanières, Et surtout dans les mornes bruyères Le genêt, cette fleur de la paix. Tressons-nous, des fleurs d’or de nos landes, Mes amis, tressons-nous des guirlandes !