French poem
147 (Tu vis, tu parles, tu possèdes…)
Tu vis, tu parles, tu possèdes, Rien qu’en étant ce que tu es, Cet absolu que préparait L’antique sort qui nous précède.
Mon désir ne t’est que prêté, Mais dans ces moments où me crible L’intérieure volupté, Je te souhaite moins visible, Je te regarde de côté, Comme à ces spectacles horribles, Où, tenté par la cruauté, L’œil craintif devient une cible Pour le couteau de la beauté…
More by Anna de Noailles
- 143 (L’amour, vorace et triste, en son…)
- 144 (Je ne veux pas souffrir du…)
- 145 (Si même la pudeur des anges…)
- 146 (Parfois on ne peut pas t’atteindre…)
- 148 (Parfois, quand j’aperçois mon flamboyant visage…)
- 149 (L’hiver aux opaques parois…)
- 15 (S’il te plaît de savoir jusqu’où…)
- 150 (Il y a quelque nonchalance…)