French poem
En tremblant, mon regard descend
En tremblant mon regard descend Jusqu’en mon cœur où vit ton sang. Je ne veux plus penser qu’à peine, Tant je me blesse à mon tourment. — Hélas ! t’ai-je fait de la peine, À toi qui fus si simplement Ma loi et mon contentement ? Tu semblais plus que moi durable : Un vivant n’est pas vénérable. La tendresse a ses jours d’ennuis. Parfois un autre œil nous séduit. Nous étions mélangés, instables,
Humainement, sans rien qui nuit. — Mais sur ton incessante nuit Ma vie a replié ses ailes.
C’est ta mort qui me rend fidèle.