French poem
Nuit d’été, obscure…
Nuit d’été, obscure et sans bruit, Prodigue de fraîcheur limpide ! L’infini Destin se dévide Lentement. Une étoile luit.
La nuit, le silence, une étoile, Un plaintif humain soucieux Qui, levant un store de toile, Contemple la longueur des cieux
Et gémit d’être, dans l’espace, Malgré les forces de l’esprit, Une ombre chétive qui passe, Dont nul astre n’entend le cri,
Voilà l’indicible problème Que pose au ciel, comme une fleur, Cette pure étoile que j’aime.
Et c’est l’angoisse dont je meurs…